| Ou comment ne plus les rater bêtement.... | ||
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Il est souvent tentant, quand on va à un concert, d'en ramener quelques souvenirs. Pour le son, c'est toujours interdit, ou presque. Pour l'image, c'est généralement un peu plus facile... Mais faire des photos enconcert requiert un minimum de connaissance techniques, dont il a été débattu sur la bertiliste, par des connaisseurs. Extraits de messages, parfois un peu techniques, mais c'est la loi du genre ;-))) :
"Thierry Joubaud" a écrit le 20/04/2000 : Hi y'all... Un bertimaniac me posait en privé des questions sur comment faire des bonnes photos de concerts, et je lui ai répondu. Et puis je me suis dit que ça pouvait intéresser du monde sur la liste, puisque je pense que pas mal d'entre nous vont de temps en temps à des concerts (trop rarement ces derniers temps, hélas, LOUIS !!!! arf...), et aiment faire des photos. Alors je publie ici ma réponse à son message. Libre à vous de commenter/compléter/critiquer, ne vous gênez surtout pas ! en gros, mes dix commandements pour une bonne photo live : JAMAIS de flash. Ca écrase l'image, éclaire le fond noir (généralement caché et laid : tuyauteries, etc...), et supprime tous les effets de projos qui font que le concert est joli. A bannir, absolument.
2. Sensibilité des films : Film sensible, on peut y aller, les 800 ISO de Kodak (Kodak Zoom en France, KodakMax ou 800 ailleurs) sont parfaits. Il
existe d'autres films plus sensibles (1000, 1600, 3200 ISO). Personnellement,
je n'ai pas trouvé qu'ils étaient vraiment plus intéressants,
en tous cas en couleurs. Pour le N&B, 400 devrait pouvoir suffire.
3. Quantités : Ne
pas pleurer sur le film : les *bonnes* photos sont rares, une ou deux
par film, et les photos exceptionnelles sont justement exceptionnelles.
Alors mitraille, je prends en général entre 5 et 12 films pour un concert.
TOUJOURS en 36 poses, par définition, la scène à prendre absolument
se déroule au moment où on change son film, autant limiter les risques.
4. Position : Il
faut se placer toujours aussi près que possible de la scène : quand tu
doubles la distance de la source, tu perds un diaphragme. Alors front
row Keith side, ou si on peut, dans la fosse, directement...
5. Optiques : Si on veut vraiment faire bcp de photos de concerts, mieux vaut investir dans de bons cailloux à focale fixe et grande ouverture. Dans l'ordre : 105 mm, 35 mm, 180 ou 200 mm, 24 mm. On gagne facile 2 diaph, ça n'a pas de prix. Et si on a vraiment de beaux cailloux, difficile de choisir, alors il faut au moins deux boitiers. Les
zooms sont pratiques, c'est vrai, mais ils sont très gourmands en lumière.
Et puis ils sont relativement chers, un bon zoom peut être bien remplacé
par deux optiques fixes correctes. Encore mieux par des optiques fixes
d'occasion, qui sont généralement pas chères du tout, et qui ont bcp moins
de risque que les zooms d'avoir des ennuis mécaniques.
6. Autofocus : Aucun
intérêt. Il se plante toujours, surtout en faible lumière (la règle en
concert), et on bouge généralement assez peu en distance, donc à débrayer.
On prend ses repères en distance sur la bague des objectifs (e.g. front
de scène = 3m, batterie = 6m) et on reste dans la
zone ainsi définie.
7. Autres automatismes : IMHO, seule la priorité ouverture a un intérêt : pleine ouverture (pas besoin de profondeur de champ, préférer la photo nette au centre à celle floue partout parce que prise à vitesse trop basse), l'appareil règle la vitesse. Mais avec l'habitude, passé le premier rouleau, je règle tout en manuel : les changements d'éclairage affectent surtout le fond, pas l'intensité d'éclairage du sujet principal (zicos), donc une fois trouvée la bonne expo, tout en manuel on modifie si on voit une modif sur le visage du musicien (voir 8). On
dit traditionnellement qu'il ne faut pas descendre en vitesse en dessous
de la focale de l'optique pour avoir une photo nette, i.e. pas en dessous
du 1/50ème de seconde pour un 50mm.
8. Exposition : A pleine ouverture, en mesure spot sur le visage du musicien, on peut assez bien se fier à la cellule intégrée à l'appareil, SI vraiment tout le spot est rempli par la peau claire (photographier les blacks, c'est la cauchemard, anyway...). Sinon, SI le fond est franchement sombre/carrément noir, cadrer serré le visage en mesure pondérée (= mesure de l'ensemble de la luminosité du cadre), puis retirer 1 à 3 diaph, autrement dit puisqu'on est à pleine ouverture multiplier la vitesse par 2, 4 ou 8 selon la fraction d'image occupée par la peau claire. Je ne le suis pas, clair ? bon, je recommence : cadrer le visage. S'il occupe (la peau claire, éventuellement les cheveux si c'est Robert Plant) la moitié du viseur EN SURFACE, multiplier la vitesse par deux, s'il n'en occupe qu'un quart, multiplier par 4, etc. C'est parce que la cellule donne l'exposition pour la restitution du gris moyen qui est à peu de choses près la couleur de la peau claire. D'ailleurs, les photographes, dans des conditions d'éclairage difficiles, règlent leur cellule en cadrant sur la paume de leur main plein cadre. Et là, black ou blanc, c'est pareil... Pour ça, on peut aussi jouer sur la sensibilité du film : exposer un film 800 ISO en 1600 ou 3200, mais ATTENTION, bien le faire développer normalement, en 800. Mais si on a des cadrages différents, le mieux est d'exposer normalement, et de jouer sur la vitesse, en manuel, et de sous exposer d'un à trois diaph en fonction du cadrage plus ou moins serré. Et
ne pas se prendre la tête plus que ça avec la couleur des vêtements ou
du décor ou whatever, parce que de toutes façons, on ne regarde qu'une
chose pour juger une photo bonne ou mauvaise, techniquement, c'est "est-ce
que la peau est correctement exposée ?", autrement dit, est-elle lisible
?
9. Cadrage(s) : Aïe aïe aïe... Une photo bien exposée et mal cadrée sera toujours bien moins bonne, et surtout bien plus frustrante, que le contraire. Alors, pour un concert, faire si possible quelques photos de toute la scène, puis quelques photos de chaque musicien en pied : ce qui veut dire qu'ils seront sur la photo de la tête aux pieds : ridicule, la photo du bonhomme tout entier ...et qui s'arrête aux chevilles ! Et le pire de tout : la photo du guitariste, bien exposé, expressif, qui grimace et tout et tout, en regardant bien son manche... et dont on ne voit pas le manche ! Donc prendre la guitare en entier... Eviter aussi les photos trop centrées : dégager le regard (si le musicien regarde vers un côté, décaler le cadre dans la direction de son regard, i.e. suivre son regard - et attention à l'exposition auto à ce moment-là, si on est en mesure spot et en automatisme). Se
méfier aussi des pieds de micros, ils sont toujours mal placés. Ca ne
gêne pas vraiment quand on est au concert, mais on ne voit plus que ça
sur la photo...
10. Sécurité : Dans
la mesure du possible, ne pas aller seul, pour plusieurs raisons : Et puis c'est tellement plus fun de partager les souvenirs et les photos avec quelqu'un qui y était aussi... Voilà...
***Au concert des Stones à Pittsburgh, lors du No Security tour en 1999,
je me suis fait braquer mon Nikon par la sécurité des Stones (pas la sécurité
locale qui n'en avait rien à cirer) à la fin du premier morceau...
Heureusement, j'avais mitraillé comme une brute, et mon pote glimmer (sorry,
je ne sais plus si c'était Thomas ou FabFab) a pu sauver mon premier film
sur lequel j'avais réussi quelques gros plans magnifiques de Keith... Commentaire
de PatPar :
Bonsoir à toutes et à tous. El MagicMastah nous parla de photographie, et de ses dix commandements en concert. J'aurais tendance à en rajouter deux, purement matérialiste :
Pensez à avoir des piles de rechange pour votre appareil. C'est pas gros, et ça peut toujours servir.11. Piles : (retour au sommaire)
12. Film : Mais surtout, n'oubliez pas de mettre la pellicule. Vous pouvez rigoler,
mais ça m'est arrivé, et on a l'air vraiment seul sur la Terre dans ses
moments là :-))) PatPar. |