Bertipeople
Patrick Giani
Batteur

Patrick Giani, qui fut pendant plusieurs années le batteur de Jacques Higelin,
a eu l'extrême gentillesse d'ouvrir sa mémoire et son album photo
à notre Bertireporter Olivier Taniou, qui l'a longuement interrogé
sur son passé avec Louis Bertignac...


Higelin et les Super-Goujats en 1975, pour une couverture de Rock&Folk
(Photo Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)

En 1975, les premiers soubresauts d'un véritable "rock à la française" commencent à se faire sentir.

Fer de lance de ce qui n'est pas encore un mouvement, Jacques Higelin troque ses oripeaux de hippie théatreux pour le cuir d'un rock sombre et hargneux, vague cousin de l'atmosphère "vicious" des récents Bowie et Lou Reed.

L'album "BBH75" est un pavé dans la mare de la varietoche française, dont les éclaboussures permettront bientôt l'éclosion de Téléphone et autres rockers made in hexagone.

Pour la tournée qui suivra l'album, et pour l'enregistrement du suivant, "Irradié", Higelin s'entoure d'une bande de jeunes chiens fous.

Parmi eux, Louis Bertignac montre les crocs de sa guitare féroce, et Patrick Giani, toutes griffes dehors, lacère les peaux de sa batterie...

Vingt-cinq ans plus tard, Jacques Higelin, qui n'a plus rien à prouver à personne, marche toujours droit sur le fil d'une carrière et d'une vie de funambule tombé du ciel, Louis Bertignac, comme ses anges, ne sait pas devenir vieux, et Patrick Giani, aujourd'hui astrologue, confesse les astres et les karmas...

Mais Patrick Giani garde un oeil sur la bagarre, et accepte aussi de confesser, en exclusivité pour la Bertiliste, quelques-uns de ses souvenirs, avec grande gentillesse et disponibilité (ça vous rappelle quelqu'un?)...

Pour commencer, pourriez-vous nous rappeler comment les Super Goujats sont nés, et sur quelle période ils ont officié avec Jacques Higelin ? Vous même, comment avez-vous rejoint Higelin ?

Patrick Giani : Les Super Goujats sont nés durant l'enregistrement du disque "Irradié". Cela faisait quelques mois que Louis Bertignac et moi-même accompagnions Higelin en tournée et, juste avant l'enregistrement de "Irradié", il a décidé de changer l'un des guitaristes: l'acteur Jean-Pierre Kalfon (qui "faisait un stage de guitariste", selon ses propos!) a cédé la place à Simon Boisseson qui avait fait un break avec Jacques depuis la sortie de BBH 75.

Une véritable complicité est née entre Simon, Louis et moi-même durant ce mois d'été. On déconnait sans arrêt : Louis avait inventé un langage basé sur l'une des fables de la Fontaine (la Cigale et la Louis et Simon, photo D. Mallegni, Collec. P. GianiFourmi) et on s'amusait à parler de la sorte avec n'importe qui. Le personnel du Château d'Hérouville (où a été enregistré "Irradié") devenait fou! D'autant que l'on faisait souvent des descentes dans leur cave à whisky...

De cette complicité est née l'idée de prendre un nom de groupe, au lieu d'être de simples accompagnateurs. Les Super Goujats ont donc existé depuis l'été 75 jusqu'au printemps 76, date à laquelle Jacques a décidé une fois de plus de changer de formule.

Je crois qu'il avait du mal à accepter l'esprit de groupe et les disputes étaient fréquentes.

De notre côté, on était assez insouciants et on le laissait décider de tout (contrats, disques) donc c'était forcément bancal. Je suis donc parti dans le Sud et Louis a commencé à former Téléphone.

Pourquoi ce nom, "Super Goujats" ? Vous étiez tous une horrible bande de machos harcelant les groupies ?

PG : Je pense que c'est Louis qui a eu l'idée des "Super goujats", en référence à une autre fable de la Fontaine, dans laquelle figurait "ces raisins sont trop mûrs pour des goujats".

Machos, on l'était, ça oui! mais plus en paroles qu'en actes car chacun de nous était, en fait, assez romantique. Louis a rencontré Corine (la future bassiste de Téléphone) durant cette période et je me souviens qu'il était très amoureux.

Mais bien sûr, il y avait les groupies et ce n'était pas facile de résister...

Quel est votre parcours musical, avant d'arriver dans ce groupe ?

PG : Je joue de la batterie depuis l'âge de 14 ans.

Avant Higelin, j'ai accompagné divers artistes, mais les plus marquants pour moi ont été "Dave & J.J." deux américains qui reprenaient les tubes de Sam & Dave, Otis Redding, James Brown, etc.

A 20 ans, j'ai sillonné les clubs de toute l'Europe avec eux (c'était vraiment une super époque, ces années 70!). C'est donc avec cet esprit de batteur de R n' B et de Rock que j'ai débarqué à Paris en 74.

La veille de mon arrivée dans la capitale, j'avais écouté BBH 75 chez un ami et j'avais bien aimé, d'autant que Simon Boisseson y jouait (j'avais fait un boeuf avec lui au temps du groupe "Crouille Marteaux", des allumés de la première heure de l'acid rock).

En cherchant un hôtel dans les quartiers proches de Pigalle, mon frère a vu Higelin qui traversait le passage clouté. On s'est garés et on lui a demandé s'il ne cherchait pas des musiciens. "Ben oui! justement je cherche un batteur!"

Le soir même, je suis allé le voir aux "Blancs Manteaux" et c'est là que j'ai vu Bertignac pour la première fois (je crois que c'était l'un de ses premiers concerts avec Jacques). Je me suis dit: "Ce guitariste est vraiment bon, j'ai envie de jouer avec lui!"

Soudain, Jacques a piqué une crise (comme il en piquait souvent) et il a viré tout le monde de la scène. Puis il s'est mis à déclamer une longue tirade en arpentant la scène au rythme des paroles. Ce texte était celui de "Irradié". En l'entendant, je m'étais dit qu'il lui fallait une musique pas forcément rock, mais plutôt africaine ou arabe (c'est ce titre que j'ai finalement co-signé avec Higelin dans l'album "Irradié").

Une semaine après, on a répété dans son appart' sans amplis ni micros pour ne pas emmerder les voisins: Louis grattait à sec sur ses cordes et moi je tapais sur mes genoux.

Dès le premier morceau, j'ai senti que Louis accrochait bien avec moi, et c'était réciproque. Une heure après, Higelin m'annonçait qu'il me prenait pour la prochaine tournée.

La "légende" raconte que Bertignac a rejoint le groupe à l'occasion d'une engueulade entre Higelin et son guitariste, qui a claqué la porte, Bertignac se trouvait là et Higelin lui a proposé la place. Qu'en est-il exactement ?

PG : Demandez-lui car moi je n'en sais rien!

A l'écoute des disques de cette période (BBH 75, Irradié) on a vraiment l'impression qu'il s'agit d'un véritable groupe, et pas seulement de Jacques Higelin d'un coté et des musiciens derrière. Etait-ce vraiment le cas, en particulier sur scène ?

PG : Oui, tout à fait! Sur scène, on était vraiment un groupe et c'est ce qui plaisait aux fans.

Le concert de la Fête de l'Humanité ou celui de la Mutualité étaient grandioses. On avait un peu le son de l'album "Rock & Roll Animal" de Lou Reed (pour donner un idée).


La Fête de l'Humanité, 1975
(Photo Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)

On déménageait, c'était vraiment un bon groupe de rock!

On a souvent dit que Jacques Higelin, à cette époque et juste avant Téléphone donc, a été un des premiers à véritablement faire du rock en français, avec un son, des textes, un style, qui n'étaient plus , contrairement aux yé-yé et autres, une simple copie de ce que faisaient les Américains ou les Anglais, mais un véritable "rock à la française". Est-ce une opinion que vous partagez ? En aviez vous conscience, aviez-vous l'impression de "faire avancer le schmilblik" dans ce domaine, de bousculer un peu le paysage musical français ?

PG : Il est vrai qu'on était l'un des seuls groupes à l'époque à sonner vraiment rock. Il est d'ailleurs dommage que le mixage de l'album "Irradié" ait été fait par un preneur de son qui venait de mixer celui de "Au Bonheur Des Dames" et qui n'a visiblement pas fait de différence entre ces deux types de rock. Car l'enregistrement laissait présager un gros son, surtout pour la ligne basse - batterie, qui est ressortie de ce mixage final complètement raplapla!

Pour ce qui est de "faire avancer le schmilblik" dans ce domaine, je pense qu'aucun de nous n'y pensait. On s'éclatait à faire ce que l'on faisait, c'est tout!

On a pas mal dit aussi qu'après Téléphone, les groupes rock ont commencé à avoir des salles, des bars pour jouer, des réseaux, des maisons de disques pour faire connaître leur musique, mais qu'avant ça la situation était assez catastrophique en France à ce niveau. Est-ce que pour Higelin et les Super Goujats, il était facile de trouver des concerts où se produire, ou est ce que vous avez galeré ?

PG : Higelin avait déjà sa filière de concerts donc c'était plus facile pour nous.

Je dois préciser que, au début, Jacques partageait généreux sa recette des concerts avec nous, comme le faisaient les groupes de l'époque. Mais dès que les choses se sont envenimées, il a commencé à considérer de nouveau que nous n'étions que ses musiciens et donc payés au cachet.

Oui, les choses sont devenues plus faciles après cette époque mais ce n'était pas forcément lié à Téléphone ou à Higelin, c'était déjà en marche dans toute la France.


Le concert de la Mutualité, en 1975
(Photo Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)

Par contre cela n'a pas duré car dans les années 80 les "boites à musique" ont remplacé les batteries et les "home studios" se sont développés. Ce qui, avec du recul, a signé la mort des groupes.

Vous étiez un "phénomène" isolé, ou d'autres artistes suivaient déjà la même voix d'un rock français s'éloignant franchement de la "chanson" ou de la variété ?

PG : Je me souviens de Trust, qui faisait un rock plutôt hard, de Kent qui chantait dans un groupe dont je ne me souviens plus du nom, de Paul Personne qui jouait déjà un très bon blues et de quelques autres qui sont passés dans l'anonymat mais qui étaient bons.

Qui avez-vous côtoyé à l'époque, on-stage et off-stage ?

PG : Mick Jagger que j'ai croisé dans les toilettes du resto parisien branché de l'époque, "La Coupole", Frank Zappa et Soft Machine dans un festival, Nougaro, Lavilliers, Renaud dans les coulisses et bien d'autres qui ne me viennent pas à l'esprit.

Par ailleurs, j'ai une anecdote à vous raconter : le jour où le bassiste a mis le feu (un vrai!) à l'hôtel de Clermont-Ferrand, si ça vous intéresse.

Et comment ! J'ai un vague souvenir de Jacques et Louis à Taratata racontant cette histoire à Nagui, mais nous serions ravi que vous nous donniez votre version des faits !

PG : L'événement le plus marquant de cette époque des Super Goujats a été l'incendie de l'hôtel à Clermont-Ferrand, pendant une tournée.

Après le concert, on est allé manger puis on a un peu traîné avant de rentrer à l'hôtel, vers 6 h du mat.


Photomaton d'époque...
On voit Bébel, le bassiste, Louis (au centre), le manager de l'époque, Kalfon, et P. Giani

(collection personnelle de P. Giani)

Lorsque j'ai dit "bonne nuit" à Bébel, le bassiste, il était allongé sur son lit, assez pété, une cigarette à la main qui se consumait lentement. Il partageait sa chambre avec le chauffeur du bus de la tournée. Je partageais la mienne, à l'étage du dessus, avec l'acteur Jean-Pierre Kalfon, qui faisait un "stage" (en tant que guitariste-fou!) chez Higelin. Quant à Louis, il logeait un étage plus bas.

Quelques heures plus tard, nous nous sommes réveillés en sursaut, suffocants: la chambre était tellement enfumée que l'on se voyait à peine. En ouvrant les portes du balcon, on a vu des flammes qui montaient de l'étage du dessous.

On ne s'est pas posé mille questions et on a enjambé la herse hérissée de pointes qui séparait notre balcon de l'immeuble d'à côté. Jean-Pierre avait enfilé un pantalon, mais moi j'étais complètement à poil et, lorsque je me suis retourné et que j'ai regardé dans la rue, j'ai réalisé que je m'étais donné en spectacle à une trentaine de badeaux!!

Les pompiers étaient là et ils avaient tiré d'affaire Bébel et le chauffeur, qui ont passé la journée à l'hosto avec des brûlures au second degré, tout de même.

Quelques années après, mon père m'a présenté à un voisin qui venait de s'installer dans le Sud. "Ah, vous avez joué avec Higelin! Je pense bien que je le connais, il a mis le feu à mon hôtel! " C'était le propriétaire de l'hôtel de Clermont-Ferrand! Comme il

avait l'air sympa, je lui ai dis que j'y étais et il m'a appris que pour lui cela avait été la ruine car son hôtel n'était pas assuré contre l'incendie.

Voilà donc une petite histoire pour vous prouver que, à l'époque, on était capable de "mettre le feu"!

Viviez-vous bien, financièrement, de la musique ?

PG : Oui, à l'époque de Super Goujats on était tous les soirs à "La Coupole" ou dans des soirées privées et on n'avait pas de problème d'argent. Ensuite, cela a été plus difficile...

mais pas pour Louis puisque Téléphone l'a propulsé encore plus haut! "La bande de la Coupole"... c'est un des "mythes" de l'époque dont on entend souvent parler.

C'était quoi exactement la Coupole ? L'équivalent en 1975 de ce qu'étaient les cafés de Saint Germain des Prés dans les années 50, le haut-lieu de rencontre des artistes qui avaient le vent en poupe ?

PG : Oui, en quelque sorte. Toutes les stars se retrouvaient après leurs concerts pour dîner, de minuit à... 3 heures du mat!

Un soir, j'ai vu Mick Jagger et Carlos Santana à la même table, entourés d'une quinzaine de potes. Je ne vous raconte pas l'ambiance! On les entendait déconner à l'autre bout du resto!

Quand on parle de la bande de la Coupole et de la bande à Higelin, le nom de Valérie Lagrange ne tarde pas à surgir. Louis Bertignac a déjà dit dans une interview qu'il ressentait une certaine... admiration pour elle, c'était aussi votre cas ? Qu'avait-elle de si particulier ?

PG : Ah Valérie... qui n'était pas amoureux d'elle? Elle chantait avec une telle sensibilité et une telle simplicité que tous les mecs étaient chavirés.

Au tout début des Super Goujats, j'habitais un 5 pièces à la Bastille et comme les co-locataires tournaient pas mal, j'ai eu Valérie (qui avait un coup de coeur avec Jean Louis Aubert) puis Jean-Pierre Kalfon.

Mais après "Irradié", on a tous été virés par le proprio!

Lorsque vous avez senti approcher la fin des Super Goujats, aviez-vous déjà, les uns et les autres, des projets pour l'après Higelin ? Est ce que Louis avait déjà quelque chose en tête, une envie, une ambition musicale ?

PG : Je pense que chacun avait en tête de faire SA musique.

Avec Higelin, c'était difficile car il ne chantait que ses compos.

Nous, on était ouvert à tout, on faisait des boeufs dans une grande baraque à Saint Cloud, par exemple, là où vivait Corine Marienneau, et on s'éclatait. Je pense que la vraie naissance de Téléphone a eu lieu dans cet endroit.

Enfin, Louis vous confirmera...

Vous même, qu'êtes-vous devenu à la "mort" des Super Goujats ? Vous avez continué à jouer professionnellement ?

PG : Je suis descendu dans le Sud (ma patrie!) et j'ai joué dans divers groupes.

Puis je suis revenu à Paris deux ans après pour repartir avec Higelin en tournée. Là, c'était devenu plus "pro". Finie la galère, on avait droit à une console et des retours sur scène, des hôtels corrects, etc. Mais il n'y avait plus cet esprit de groupe.

Un jour, Higelin m'a appelé pour m'annoncer que les musiciens anglais qu'il avait récemment engagés voulaient lui imposer leur batteur. Une façon détournée de me remercier, que j'ai saisie pour enfin faire ce qu'il me plaisait en musique.

J'ai donc joué avec Jimmy Cuomo, un sax américain qui nous a emmenés à Madagascar, puis avec Cheap Coiffeur, un groupe de "Rock n' Blues" sympathique.

Mais la vie parisienne devenait de plus en plus dure et par dessus tout ça, ma vie sentimentale tournait au vinaigre. J'ai de nouveau mis le cap vers le Sud.

Après les Super Goujats, vous vous êtes perdus de vue les uns et les autres, ou est ce que vous vous voyez encore ?

PG : J'ai revu souvent Louis en concert avec Téléphone car j'étais un fan! On a même boeuffé ensemble dans des groupes hétéroclites, hors festival, puis on s'est perdus de vue...

Simon, pas de news depuis ses derniers concerts avec Higelin, qu'il avait rejoint quelques années après.


Patrick Giani et Simon Boissezon, dans les locaux de Pathé Marconi,
juste après l'enregistrement de l'album Irradié.
(Photo Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)

Quant à Jacques, on s'est revus deux ou trois fois mais le dialogue était assez restreint. Contrairement à Louis, il a toujours un ego assez fort!

En 1976, Téléphone donne son premier concert, et en 1977 le premier album sort. Qu'avez vous pensé de Téléphone en général, et de Louis dans Téléphone en particulier ?

PG : Je les ai suivis dans les tous premiers concerts et je trouvais ça fabuleux, cette énergie hyper positive qu'ils dégageaient, cette pulsation du coeur que tout le monde ressentait. La bombe humaine, littéralement!!

Jean-Louis explosait, ils avaient un très bon batteur (j'avoue que j'étais un peu jaloux!) et Louis s'éclatait comme un gamin, qu'il est et qu'il a toujours été. On dit JOUER de la musique, n'est-ce pas? Quel artiste peut en dire autant de nos jours?

Je ne fais pas dans la nostalgie, je constate, c'est tout. Mais ça peut revenir, il suffit que les musiciens se servent de la technologie pour habiller leurs créations musicales au lieu de composer à partir d'un son ou d'un gimmick et de broder autour.

Enfin, c'est mon avis et rien que le mien! Je me demande ce qu'en pensent Louis et Jean-Louis, par exemple?

Voilà, je pense que vous savez l'essentiel sur cette époque folle.

Votre parcours est quand même très original et surprenant : comment devient-on astrologue après avoir été batteur de Jacques Higelin ??? Ce sont deux "activités" radicalement différentes...

PG : Pas radicalement : des rythmes de batteries je suis passé aux rythmes cosmiques!

Et puis, la musique des sphères, ça existe! Je vais revenir à la musique bientôt, mais en tant que compositeur de musique de bien-être (que l'on appelle aussi New Age) et je pense que je vais m'éclater!

Une ultime question, la question que tous les fans de Téléphone et de Louis Bertignac se posent, et à laquelle ils n'obtiennent jamais de réponse, alors peut-être les astres la détiennent-ils : monsieur Patrick Giani, quelle votre prédiction sur les chances de reformation de Téléphone dans un avenir proche ?

PG : Le passé est dépassé et l'avenir appartient aux jeunes !

Mais si quelqu'un organise un boeuf dans un endroit sympa, peut-être qu'ils craqueraient... En tous cas je serais ravi d'y participer!

Un grand merci à vous, Patrick Giani, de vous être aussi bien prêté au jeu de l'interview !

PG : Je vous en prie, c'était un plaisir.

Propos recueillis par Olivier Taniou
© La Bertiliste et Patrick Giani, décembre 2000

 

Patrick Giani est donc maintenant astrologue.
Il a un site très bien fait que vous pouvez visiter en cliquant sur cette bannière :

Il ne s'agit pas d'un site musical, son passé de musicien n'y est même pas mentionné.
Mais si vous vous intéressez aux étoiles...

   
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