En
1975, les premiers soubresauts d'un véritable "rock à la française"
commencent à se faire sentir.
Fer
de lance de ce qui n'est pas encore un mouvement, Jacques Higelin troque
ses oripeaux de hippie théatreux pour le cuir d'un rock sombre et hargneux,
vague cousin de l'atmosphère "vicious" des récents Bowie et Lou Reed.
L'album
"BBH75" est un pavé dans la mare de la varietoche française, dont les
éclaboussures permettront bientôt l'éclosion de Téléphone et autres
rockers made in hexagone.
Pour
la tournée qui suivra l'album, et pour l'enregistrement du suivant,
"Irradié", Higelin s'entoure d'une bande de jeunes chiens fous.
Parmi
eux, Louis Bertignac montre les crocs de sa guitare féroce, et Patrick
Giani, toutes griffes dehors, lacère les peaux de sa batterie...
Vingt-cinq
ans plus tard, Jacques Higelin, qui n'a plus rien à prouver à personne,
marche toujours droit sur le fil d'une carrière et d'une vie de funambule
tombé du ciel, Louis Bertignac, comme ses anges, ne sait pas devenir
vieux, et Patrick Giani, aujourd'hui astrologue, confesse les astres
et les karmas...
Mais
Patrick Giani garde un oeil sur la bagarre, et accepte aussi de confesser,
en exclusivité pour la Bertiliste, quelques-uns de ses souvenirs, avec
grande gentillesse et disponibilité (ça vous rappelle quelqu'un?)...
Pour
commencer, pourriez-vous nous rappeler comment les Super Goujats sont
nés, et sur quelle période ils ont officié avec Jacques Higelin ? Vous
même, comment avez-vous rejoint Higelin ?
Patrick
Giani : Les Super Goujats sont nés durant l'enregistrement du disque
"Irradié". Cela faisait quelques mois que Louis Bertignac et moi-même
accompagnions Higelin en tournée et, juste avant l'enregistrement de
"Irradié", il a décidé de changer l'un des guitaristes: l'acteur Jean-Pierre
Kalfon (qui "faisait un stage de guitariste", selon ses propos!) a cédé
la place à Simon Boisseson qui avait fait un break avec Jacques depuis
la sortie de BBH 75.
Une
véritable complicité est née entre Simon, Louis et moi-même durant ce
mois d'été. On déconnait sans arrêt : Louis avait inventé un langage
basé sur l'une des fables de la Fontaine (la Cigale et la
Fourmi)
et on s'amusait à parler de la sorte avec n'importe qui. Le personnel
du Château d'Hérouville (où a été enregistré "Irradié") devenait fou!
D'autant que l'on faisait souvent des descentes dans leur cave à whisky...
De
cette complicité est née l'idée de prendre un nom de groupe, au lieu
d'être de simples accompagnateurs. Les Super Goujats ont donc existé
depuis l'été 75 jusqu'au printemps 76, date à laquelle Jacques a décidé
une fois de plus de changer de formule.
Je
crois qu'il avait du mal à accepter l'esprit de groupe et les disputes
étaient fréquentes.
De
notre côté, on était assez insouciants et on le laissait décider de
tout (contrats, disques) donc c'était forcément bancal. Je suis donc
parti dans le Sud et Louis a commencé à former Téléphone.
Pourquoi
ce nom, "Super Goujats" ? Vous étiez tous une horrible bande de machos
harcelant les groupies ?
PG
: Je pense que c'est Louis qui a eu l'idée des "Super goujats", en référence
à une autre fable de la Fontaine, dans laquelle figurait "ces raisins
sont trop mûrs pour des goujats".
Machos,
on l'était, ça oui! mais plus en paroles qu'en actes car chacun de nous
était, en fait, assez romantique. Louis a rencontré Corine (la future
bassiste de Téléphone) durant cette période et je me souviens qu'il
était très amoureux.
Mais
bien sûr, il y avait les groupies et ce n'était pas facile de résister...
Quel
est votre parcours musical, avant d'arriver dans ce groupe ?
PG
: Je joue de la batterie depuis l'âge de 14 ans.
Avant
Higelin, j'ai accompagné divers artistes, mais les plus marquants pour
moi ont été "Dave & J.J." deux américains qui reprenaient les tubes
de Sam & Dave, Otis Redding, James Brown, etc.
A
20 ans, j'ai sillonné les clubs de toute l'Europe avec eux (c'était
vraiment une super époque, ces années 70!). C'est donc avec cet esprit
de batteur de R n' B et de Rock que j'ai débarqué à Paris en 74.
La
veille de mon arrivée dans la capitale, j'avais écouté BBH 75 chez un
ami et j'avais bien aimé, d'autant que Simon Boisseson y jouait (j'avais
fait un boeuf avec lui au temps du groupe "Crouille Marteaux", des allumés
de la première heure de l'acid rock).
En
cherchant un hôtel dans les quartiers proches de Pigalle, mon frère
a vu Higelin qui traversait le passage clouté. On s'est garés et on
lui a demandé s'il ne cherchait pas des musiciens. "Ben oui! justement
je cherche un batteur!"
Le
soir même, je suis allé le voir aux "Blancs Manteaux" et c'est là que
j'ai vu Bertignac pour la première fois (je crois que c'était l'un de
ses premiers concerts avec Jacques). Je me suis dit: "Ce guitariste
est vraiment bon, j'ai envie de jouer avec lui!"
Soudain,
Jacques a piqué une crise (comme il en piquait souvent) et il a viré
tout le monde de la scène. Puis il s'est mis à déclamer une longue tirade
en arpentant la scène au rythme des paroles. Ce texte était celui de
"Irradié". En l'entendant, je m'étais dit qu'il lui fallait une musique
pas forcément rock, mais plutôt africaine ou arabe (c'est ce titre que
j'ai finalement co-signé avec Higelin dans l'album "Irradié").
Une
semaine après, on a répété dans son appart' sans amplis ni micros pour
ne pas emmerder les voisins: Louis grattait à sec sur ses cordes et
moi je tapais sur mes genoux.
Dès
le premier morceau, j'ai senti que Louis accrochait bien avec moi, et
c'était réciproque. Une heure après, Higelin m'annonçait qu'il me prenait
pour la prochaine tournée.
La
"légende" raconte que Bertignac a rejoint le groupe à l'occasion d'une
engueulade entre Higelin et son guitariste, qui a claqué la porte, Bertignac
se trouvait là et Higelin lui a proposé la place. Qu'en est-il
exactement ?
PG
: Demandez-lui car moi je n'en sais rien!
A
l'écoute des disques de cette période (BBH 75, Irradié) on a vraiment
l'impression qu'il s'agit d'un véritable groupe, et pas seulement de
Jacques Higelin d'un coté et des musiciens derrière. Etait-ce vraiment
le cas, en particulier sur scène ?
PG
: Oui, tout à fait! Sur scène, on était vraiment un groupe et c'est
ce qui plaisait aux fans.
Le
concert de la Fête de l'Humanité ou celui de la Mutualité étaient grandioses.
On avait un peu le son de l'album "Rock & Roll Animal" de Lou Reed (pour
donner un idée).

La Fête
de l'Humanité, 1975
(Photo
Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)
On
déménageait, c'était vraiment un bon groupe de rock!
On
a souvent dit que Jacques Higelin, à cette époque et juste avant Téléphone
donc, a été un des premiers à véritablement faire du rock en français,
avec un son, des textes, un style, qui n'étaient plus , contrairement
aux yé-yé et autres, une simple copie de ce que faisaient les Américains
ou les Anglais, mais un véritable "rock à la française". Est-ce une
opinion que vous partagez ? En aviez vous conscience, aviez-vous l'impression
de "faire avancer le schmilblik" dans ce domaine, de bousculer un peu
le paysage musical français ?
PG
: Il est vrai qu'on était l'un des seuls groupes à l'époque à sonner
vraiment rock. Il est d'ailleurs dommage que le mixage de l'album "Irradié"
ait été fait par un preneur de son qui venait de mixer celui de "Au
Bonheur Des Dames" et qui n'a visiblement pas fait de différence entre
ces deux types de rock. Car l'enregistrement laissait présager un gros
son, surtout pour la ligne basse - batterie, qui est ressortie de ce
mixage final complètement raplapla!
Pour
ce qui est de "faire avancer le schmilblik" dans ce domaine, je pense
qu'aucun de nous n'y pensait. On s'éclatait à faire ce que l'on faisait,
c'est tout!
On
a pas mal dit aussi qu'après Téléphone, les groupes rock ont commencé
à avoir des salles, des bars pour jouer, des réseaux, des maisons de
disques pour faire connaître leur musique, mais qu'avant ça la situation
était assez catastrophique en France à ce niveau. Est-ce que pour Higelin
et les Super Goujats, il était facile de trouver des concerts où se
produire, ou est ce que vous avez galeré ?
PG
: Higelin avait déjà sa filière de concerts donc c'était plus facile
pour nous.
Je
dois préciser que, au début, Jacques partageait généreux sa recette
des concerts avec nous, comme le faisaient les groupes de l'époque.
Mais dès que les choses se sont envenimées, il a commencé à considérer
de nouveau que nous n'étions que ses musiciens et donc payés au cachet.
Oui,
les choses sont devenues plus faciles après cette époque mais ce n'était
pas forcément lié à Téléphone ou à Higelin, c'était déjà en marche dans
toute la France.

Le concert
de la Mutualité, en 1975
(Photo
Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)
Par
contre cela n'a pas duré car dans les années 80 les "boites à musique"
ont remplacé les batteries et les "home studios" se sont développés.
Ce qui, avec du recul, a signé la mort des groupes.
Vous
étiez un "phénomène" isolé, ou d'autres artistes suivaient déjà la même
voix d'un rock français s'éloignant franchement de la "chanson" ou de
la variété ?
PG
: Je me souviens de Trust, qui faisait un rock plutôt hard, de Kent
qui chantait dans un groupe dont je ne me souviens plus du nom, de Paul
Personne qui jouait déjà un très bon blues et de quelques autres qui
sont passés dans l'anonymat mais qui étaient bons.
Qui
avez-vous côtoyé à l'époque, on-stage et off-stage ?
PG
: Mick Jagger que j'ai croisé dans les toilettes du resto parisien branché
de l'époque, "La Coupole", Frank Zappa et Soft Machine dans un festival,
Nougaro, Lavilliers, Renaud dans les coulisses et bien d'autres qui
ne me viennent pas à l'esprit.
Par
ailleurs, j'ai une anecdote à vous raconter : le jour où le bassiste
a mis le feu (un vrai!) à l'hôtel de Clermont-Ferrand, si ça vous intéresse.
Et
comment ! J'ai
un vague souvenir de Jacques et Louis à Taratata racontant cette histoire
à Nagui, mais nous serions ravi que vous nous donniez votre version
des faits !
PG
: L'événement le plus marquant de cette époque des Super Goujats a été
l'incendie de l'hôtel à Clermont-Ferrand, pendant une tournée.
Après
le concert, on est allé manger puis on a un peu traîné avant de rentrer
à l'hôtel, vers 6 h du mat.

Photomaton d'époque...
On voit Bébel, le bassiste, Louis (au centre), le manager
de l'époque, Kalfon, et P. Giani
(collection
personnelle de P. Giani) |
Lorsque
j'ai dit "bonne nuit" à Bébel, le bassiste, il était allongé sur son
lit, assez pété, une
cigarette à la main
qui se consumait lentement. Il partageait sa chambre avec
le chauffeur du bus de la tournée. Je partageais
la mienne, à l'étage du dessus, avec l'acteur Jean-Pierre Kalfon, qui
faisait un "stage" (en tant que guitariste-fou!) chez Higelin. Quant
à Louis, il logeait un étage plus bas.
Quelques
heures plus tard, nous nous sommes réveillés en sursaut, suffocants:
la chambre était tellement enfumée que l'on se voyait à peine. En ouvrant
les portes du balcon, on a vu des flammes qui montaient de l'étage du
dessous.
On
ne s'est pas posé mille questions et on a enjambé la herse hérissée
de pointes qui séparait notre balcon de l'immeuble d'à côté. Jean-Pierre
avait enfilé un pantalon, mais moi j'étais complètement à poil et, lorsque
je me suis retourné et que j'ai regardé dans la rue, j'ai réalisé que
je m'étais donné en spectacle à une trentaine de badeaux!!
Les
pompiers étaient là et ils avaient tiré d'affaire Bébel et le chauffeur,
qui ont passé la journée à l'hosto avec des brûlures au second degré,
tout de même.
Quelques
années après, mon père m'a présenté à un voisin qui venait de s'installer
dans le Sud. "Ah, vous avez joué avec Higelin! Je pense bien que je
le connais, il a mis le feu à mon hôtel! " C'était le propriétaire de
l'hôtel de Clermont-Ferrand! Comme il
avait
l'air sympa, je lui ai dis que j'y étais et il m'a appris que pour lui
cela avait été la ruine car son hôtel n'était pas assuré contre l'incendie.
Voilà
donc une petite histoire pour vous prouver que, à l'époque, on était
capable de "mettre le feu"!
Viviez-vous
bien, financièrement, de la musique ?
PG
: Oui, à l'époque de Super Goujats on était tous les soirs à "La Coupole"
ou dans des soirées privées et on n'avait pas de problème d'argent.
Ensuite, cela a été plus difficile...
mais pas pour Louis puisque Téléphone l'a propulsé encore plus haut!
"La bande de la Coupole"... c'est un des "mythes" de l'époque dont on
entend souvent parler.
C'était
quoi exactement la Coupole ? L'équivalent en 1975 de ce qu'étaient les
cafés de Saint Germain des Prés dans les années 50, le haut-lieu de
rencontre des artistes qui avaient le vent en poupe ?
PG
: Oui, en quelque sorte. Toutes les stars se retrouvaient après leurs
concerts pour dîner, de minuit à... 3 heures du mat!
Un
soir, j'ai vu Mick Jagger et Carlos Santana à la même table, entourés
d'une quinzaine de potes. Je ne vous raconte pas l'ambiance! On les
entendait déconner à l'autre bout du resto!
Quand
on parle de la bande de la Coupole et de la bande à Higelin, le nom
de Valérie Lagrange ne tarde pas à surgir. Louis Bertignac a déjà dit
dans une interview qu'il ressentait une certaine... admiration pour
elle, c'était aussi votre cas ? Qu'avait-elle
de si particulier ?
PG
: Ah Valérie... qui n'était pas amoureux d'elle? Elle chantait avec
une telle sensibilité et une telle simplicité que tous les mecs étaient
chavirés.
Au
tout début des Super Goujats, j'habitais un 5 pièces à la Bastille et
comme les co-locataires tournaient pas mal, j'ai eu Valérie (qui avait
un coup de coeur avec Jean Louis Aubert) puis Jean-Pierre Kalfon.
Mais
après "Irradié", on a tous été virés par le proprio!
Lorsque
vous avez senti approcher la fin des Super Goujats, aviez-vous déjà,
les uns et les autres, des projets pour l'après Higelin ? Est ce que
Louis avait déjà quelque chose en tête, une envie, une ambition musicale
?
PG
: Je pense que chacun avait en tête de faire SA musique.
Avec
Higelin, c'était difficile car il ne chantait que ses compos.
Nous,
on était ouvert à tout, on faisait des boeufs dans une grande baraque
à Saint Cloud, par exemple, là où vivait Corine Marienneau, et on s'éclatait.
Je pense que
la vraie naissance de Téléphone a eu lieu dans cet endroit.
Enfin,
Louis vous confirmera...
Vous
même, qu'êtes-vous devenu à la "mort" des Super Goujats ? Vous avez
continué à jouer professionnellement ?
PG
: Je suis descendu dans le Sud (ma patrie!) et j'ai joué dans divers
groupes.
Puis
je suis revenu à Paris deux ans après pour repartir avec Higelin en
tournée. Là, c'était devenu plus "pro". Finie la galère, on avait droit
à une console et des retours sur scène, des hôtels corrects, etc. Mais
il n'y avait plus cet esprit de groupe.
Un
jour, Higelin m'a appelé pour m'annoncer que les musiciens anglais qu'il
avait récemment engagés voulaient lui imposer leur batteur. Une façon
détournée de me remercier, que j'ai saisie pour enfin faire ce qu'il
me plaisait en musique.
J'ai
donc joué avec Jimmy Cuomo, un sax américain qui nous a emmenés à Madagascar,
puis avec Cheap Coiffeur, un groupe de "Rock n' Blues" sympathique.
Mais
la vie parisienne devenait de plus en plus dure et par dessus tout ça,
ma vie sentimentale tournait au vinaigre. J'ai de nouveau mis le cap
vers le Sud.
Après
les Super Goujats, vous vous êtes perdus de vue les uns et les autres,
ou est ce que vous vous voyez encore ?
PG
: J'ai revu souvent Louis en concert avec Téléphone car j'étais un fan!
On a même
boeuffé ensemble dans des groupes hétéroclites, hors festival, puis
on s'est perdus de vue...
Simon,
pas de news depuis ses derniers concerts avec Higelin, qu'il avait rejoint
quelques années après.

Patrick Giani
et Simon Boissezon, dans les locaux de Pathé Marconi,
juste après l'enregistrement de l'album Irradié.
(Photo Dominique Mallegni, collection personnelle de P. Giani)
Quant
à Jacques, on s'est revus deux ou trois fois mais le dialogue était
assez restreint. Contrairement à Louis, il a toujours un ego assez fort!
En
1976, Téléphone donne son premier concert, et en 1977 le premier album
sort. Qu'avez vous pensé de Téléphone en général, et de Louis dans Téléphone
en particulier ?
PG
: Je les ai suivis dans les tous premiers concerts et je trouvais ça
fabuleux, cette énergie hyper positive qu'ils dégageaient, cette pulsation
du coeur que tout le monde ressentait. La bombe humaine, littéralement!!
Jean-Louis
explosait, ils avaient un très bon batteur (j'avoue que j'étais un peu
jaloux!) et Louis s'éclatait comme un gamin, qu'il est et qu'il a toujours
été. On dit JOUER de la musique, n'est-ce pas? Quel artiste peut en
dire autant de nos jours?
Je
ne fais pas dans la nostalgie, je constate, c'est tout. Mais ça peut
revenir, il suffit que les musiciens se servent de la technologie pour
habiller leurs créations musicales au lieu de composer à partir d'un
son ou d'un gimmick et de broder autour.
Enfin,
c'est mon avis et rien que le mien! Je me demande ce qu'en pensent Louis
et Jean-Louis, par exemple?
Voilà,
je pense que vous savez l'essentiel sur cette époque folle.
Votre
parcours est quand même très original et surprenant : comment devient-on
astrologue après avoir été batteur de Jacques Higelin ??? Ce sont deux
"activités" radicalement différentes...
PG
: Pas radicalement : des rythmes de batteries je suis passé aux rythmes
cosmiques!
Et
puis, la musique des sphères, ça existe! Je vais revenir à la musique
bientôt, mais en tant que compositeur de musique de bien-être (que l'on
appelle aussi New Age) et je pense que je vais m'éclater!
Une
ultime question, la question que tous les fans de Téléphone et de Louis
Bertignac se posent, et à laquelle ils n'obtiennent jamais de réponse,
alors peut-être les astres la détiennent-ils : monsieur Patrick Giani,
quelle votre prédiction sur les chances de reformation de Téléphone
dans un avenir proche ?
PG
: Le passé est dépassé et l'avenir appartient aux jeunes !
Mais si quelqu'un
organise un boeuf dans un endroit sympa, peut-être qu'ils craqueraient... En
tous cas je serais ravi d'y participer!
Un grand merci à vous, Patrick
Giani, de vous être aussi bien prêté au jeu de l'interview !
PG
: Je vous en prie, c'était un plaisir.
Propos
recueillis par Olivier Taniou
© La Bertiliste et Patrick Giani, décembre 2000
Patrick
Giani est donc maintenant astrologue.
Il a un site très bien fait que vous pouvez visiter en cliquant
sur cette bannière :

Il ne s'agit pas d'un site musical, son passé de musicien n'y
est même pas mentionné.
Mais si vous vous intéressez aux étoiles...