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Longtemps Tour - Part II |
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Paris - Bibliothèque Nationale (75) Jeudi 30 juin 2005 - 22h00
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1/ j'arrive sur place rassurée j'ai le numéro de tel d'un de vous et le dress code d'un autre... normalement je vais pas faire autiste dans un coin chantonnant alone un mot sur 3... 2/ 20h30 ils sont pas encore au point sur scène, parfait ça me laisse le temps de balancer un texto pour retrouver mon ame charitable puisque les tee shirt bleu clair et les bandana noir et blanc c'est moins facile à retrouver, il y a quand même un peu de monde... 3/ 21h pas de réponse, je me trouve un coin génial pour mater le concert, hop c'est parti je suis super contente d'être là et finalement je fais pas si autiste que ça accoudée sur ma barrière au première loge (ou presque) 4/ le concert terminé, je tapote un dernier texto de desespoir, j'ai soif mouaaaaaaaa j'aurai bien voulu faire parti du lot qui va boire un coup après ! 5/ dépitée je repars à ma moto... pas une seule réponse à mes textos et pas de tee shirt bleu venu à ma rencontre ... 6/ un gars vient m'accoster me proposant de boire un verre pour se réchauffer avant de reprendre la route ... "ok pas de problème, mais dis donc tu fais pas parti des gens que je devais retrouver AVANT le concert ?? ah non ?? bon bah c'est parti pour le verre quand même !" 7/ club med world devant un chocolat chaud ;-) le téléphone sonne ! "ahhhhh quand même ils se réveillent un peu tard les bertignacqueurs mais bon enfin !!" .../... "euh oui je vous ai envoyé deux textos ... comment ça vous êtes à Agen... donc j'ai fait un faux numéro .. ah bah pardon alors madame ... ok bonne nuit ..." 8/ Après vérif' ce matin, j'avais bien noté le bon numéro ! c'est donc qu'on m'en a filé un faux !!! ARGHHHHHHHH mais pourquoi ?????????? pourquoi ????? 9/ bon je suis pas rancunière hein ... mais la vengeance plane ... ;-) en tout cas concert au top je sens que je vais investir dans un cd ! Marion
(Photo : Bluesyman) De : Anthony bon allez je vous fais un mini CR
(Photo : Ingrid) De : Val arrivée à 18h45 sous la pluie, arrrrgh ça commence
mal, d'autant plus que les techniciens me disent qu'une tente s'est retournée
et que du matos a été mouillé... et que le concert
(pour lequel je suis remontée de montpellier...) risque d'être
annulé :-((((( ARRRRRGH !!!!
(Photo : Frédéric M.) De : Chris...tof lors de mon arrivée sur place(19h15), Cyril était au tel faisant les 400 pas, nerveux, on se salut, puis Louis était sur la scène à prendre la température de la faisabilité du live, je suppose... Je croise lovliv et Lionel L. (qui ont bien mit l'ambiance, là ou ils étaient ! ;-))) 20h50 4 titres de téléph quand même ! et ça fait du bien par ou ça passe, il ne faut pas se voiler la face ! ;-) (après la discussion hier soir !) ;-)) 22h40 fin Nous sommes resté devant la scène pendant 5 bonne mn après la fin (hein ! Marion ;-)) et nous sommes descendu boire un verre (ou 2 ! ;-)) au bar d'en bas ! Chris...tof
(Photo : Wayne_gretzky) De : Nicolas N. Hop j'y ai de mon CR aussi pusique j'y étais... Meme si je n'ai
pas réussi à trouver quelqu'un de la Liste même si
apparemment j'étais proche d'un groupe au début du concert...
! >IORR >Rêves >Je joue >CZIDLA >VYG >Sous la Pluie >WGFA >Hygiaphone >Hey Jude
(Photo : Ingrid) De : Bluesyman salut les bertifans bye
(Photo : Frédéric M.) De : Ol' Le Bertignac, c'est comme "Le Monde" ou "Le Chat Machine", il faut le mettre au gout du jour de temsp en temps et sortir une nouvelle formule. Le principe de la nouvelle formule c'est : le même qu'avant, mais en mieux. A l'approche de l'été et de ses festivals, le fabricant taïwanais qui produit la série Bertignac nous propose donc son nouveau modèle, le Summergnac (après le flop du modèle Discognac, qu'on n'aura vu une seule fois à la télé avec sa veste à paillette, tellement tape-à-l'oeil qu'un avertissement contre les risques d'épilepsie en cas de contemplation prolongée avait dû être ajouté en dernière minute par l'importateur "Delport Import - le transport comme on l'adore" ). Au début ils avaient pensé baptiser cette nouvelle série "Festignac", rapport aux festivals, mais ça pretait à confusion avec le remake du "Rastignac" de Balzac qui sort chez Marc Dorcel Video début juillet... Bref, voici donc Summergnac, prêts à écumer les scènes estivales (il n'y pas de contrepèterie) toujours en compagnie de ses joyeux compagnons Ken et Barbie à la section rythmique. Le prototype ayant brillament passé la rampe du test consomateurs à Clamart, c'est partie pour la production en série, avec première livraison hier soir au pied de la Bibliothèque Nationale de France pour un concert gratuit en plein air. Il parait que des volumes précieux ont disparu de la BNF, je crois qu'on tient un suspect pour le vol du recueil "je joue le rock à la guitare electrique" : Louis Bertignac ! Parce que bon, on prend tous notre plus belle plume dès qu'il s'agit de défendre le Bertignac apaisé de "Longtemps", à coup de "on peut être rock avec une guitare folk et une chanson calme", "c'est moins rentre dedans mais c'est vachement soigné niveau son et arrangement, tu vois" ou "il peut pas refaire la même chose pendant 30 ans", mais faut avouer que quand Louis choisit l'option set-list dopée/SG déchainée/décibels dans ta face , ON AIME !!!! Et c'est ce qu'on eu hier soir, un concert péchu dont la setlist et les arrangements sont taillés(retravaillés?) pour les foules et le plein air. Un démarrage plutot inattendu, avec le trio sur scène qui tente un ultime réglage après les péripéties climatiques de la journée, une bataille contre buzz et larsen qui dérive vers un "It's Only Rock And Roll" lancé en ballon d'essai et finalement transformé en ouverture prometteuse, avec gros son guitare/basse, performance vocale très motivée, et tout le groove et l'énergie qui siéent à ce titre stonien qui pourrait suffire à résumer la soirée : c'est juste du rock and roll, baby, mais on aime ça, nom de dieu ! Convaincu par cet adage, et malgré quelques problèmes de son persistants, Louis décide d'embrayer sur la suite, sans davantage se prendre la tête.. On sentira cette décontraction joyeuse tout au long de la soirée, qui collait parfaitement avec l'ambiance légère et informelle de ce concert (pas de pubs, pas de sponsors visibles, pas de motif clairement exposé(une vague inauguration du quartier?), un coin de rue au milieu de nulle part, une scène, on vient, un mec joue, on passe un bon moment, on plie bagage). On enquille donc sur un "Rêves" énergique au son encore épaissi par rapport à ce qu'on a pu entendre sur la tournée jusqu'à présent il me semble, enchainé à un "Oubliez moi" furieusement rock and roll. A peine une pause le temps de lancer ce qui deviendra le gimmick de la soirée : " allez, une chanson pour les amoureux" et voilà "2000 nuits" qui déboule vers les 2000 noctambules du public(estimation très rhinoscopique), avec ses gros accords de guitare, sa cavalcade rythmique et sa nostalgie souriante. "Je Joue", dédiée à ceux qui ont gardé une ame d'enfant, suit la même veine portée par la SG tonique et bondissante, et la section rythmique qui envoie vraiment le bois. Ca sonne, ça claque, ça vrombit de partout, c'est comme un canon à neige qui balancerait du rock et des décibels, arrosant à tout va avec générosité et gourmandise. Après le tir groupé des chansons à riff qui tuent, voilà une bordée de chansons à solo qui tuent ! "Cendrillon", bien plantée au début, bien louvoyante à la fin, un "Ces idées-là" qui sollicite beaucoup le public, un "Vas Y Guitare" psychédélique. Sur les titres les plus "guitar-héroiques", les soli partaient souvent vers des destinations cosmiques ! Très très bien pour emporter le public, mais parfois une deuxième guitare à la rythmique électrique serait bienvenue pour aider à ramener tout le monde sur terre. Malgré l'inventivité et la puissance du jeu de Cyril à la basse dans ces moments-là, on perd un peu de vue l'harmonie du morceau, c'est dommage sur ces titres qui dégagent déjà tellement de choses dès qu'on en égrenne les accords sur une gratte sèche. Mais putain, quels soli quand même !!! Avec un Louis plus en transe que jamais, on ne sait plus qui mène la danse, lui ou sa guitare, lequel suit l'autre dans ces explorations folles ! Il y a eu aussi quelque part entre tout ça un "Rendez-vous la haut" dont la montée en puissance est décidemment à tomber, notament grace à un Hervé Koster impérial, et un "Audimat" totalement relooké, le riff stonien des couplets laissant la place à un riff beaucoup plus plombé qui colle bien aux paroles de la chanson, désormais plus déclamées façon talk over que chantées. Je trouvais que "Audimat" manquait parfois un peu d'épaisseur, le début étant jusqu'ici peu chargé en guitare, maintenant pour le coup, c'est épais, tranchant et ça devrait faire son effet sur les publics festivaliers ! Après cette belle palanquée de berticlassiques et futurs berticlassiques où Louis nous a emmenés tutoyer les nuages (qui en ont profité pour se rapprocher sournoisement du sol, les bougres), une petite parenthèse façon un peu de douceur dans un monde de brutes, avant d'attaquer bille en tête une sorte de deuxième partie du concert. D'abord "les Froleuses", guitare sèche en main, annoncé par le boss comme prochain single (on s'y attendait un poil), qu'il espère bien voir matraquer 20 fois par jour sur les radios. Un p'tit clin d'oeil à son "Arroseur arrosé" ("Pour que mon disque passe à la radio il faut que je passe à la caisse", ressortez Elle et Louis) et une p'tite imitation de Johnny "optic 2000" Hallyday et c'est parti pour cette ode à la féminité en duo avec Hervé Koster. Le mélange des deux voix est vraiment sympa ! Une belle reprise ensuite, un peu insolite, "Just Like A Woman", très bien chantée par Louis qui emprunte à Dylan les intonations trainantes qui font le charme de cette chanson, sans pour autant chercher à imiter ou parodier le vieux Zim'. Après "It's all over now baby blue" (sur le Bertignacoustic par exemple) et "Girl From The North Country"(sur le Live), on ne peut pas dire que quand Louis pioche dans le répertoire de Dylan, il choisisse les plus évidentes pour la scène. La météo choisit elle aussi de puiser l'inspiration dans le catalogue Dylan (Hard Rain, A Hard Rain's gonna fall, Buckets of Rain...) et sur scène le shaman Chicken Legs justifie sa réputation de sorcier qui fait tomber la pluie en nous éclaboussant d'un "Sous la pluie" infernal, ce morceau est vraiment un sommet musical au potentiel incroyable ! Le trio s'en donne à coeur joie, Louis rugit "on veut des ailes" à n'en plus finir, mais putain Louis, avec un titre pareil, les ailes c'est toi qui nous les colles dans le dos, et on s'envole direct dans ton sillage, il n'y a plus de public mais des centaines d'albatros qui planent au dessus de la scène !!! Après ça le public ne redescendra plus jusqu'à la
dernière note... comment faire autrement devant ce "Won't
Get Fooled Again" dopé par les moulinets de Louis sur sa SG
et la frappe impressionante d'Hervé ! Je ne dirai pas que Ben franchement, avec ces remaniements de setlist compacte et efficace, ces arrangements plus rock des titres, cette attittude simple et détendue, ce putain de son de power trio, ces moulinets de bras rageurs sur la SG, cette section rythmique teigneuse et rentre-dedans, le public des festivals va se prendre une belle claque devant le Bertignac estival !!! Ol'
(Photo : Ingrid) De : JF Et pourtant les prémices de la soirée n'auguraient rien
de très bon. PS: il a également joué Rendez-vous la haut vers le milieu
du concert
(Photo : Bluesyman) De : Gilles G. 17h00 : départ de mon job en banlieue rouennaise. Le matin il a pas mal plu mais l'après-midi s'est bien tenue. Le ciel s'est même bien éclairci au moment où je pars, je suis donc plutôt optimiste. A Londres, la 1/2 finale de Wimbledon entre Mauresmo et Davenport n'a toujours pas pu débuter à cause de la pluie. Arf ! Que les anglais gardent leur pluie ! :-) 1h30 + tard la situation est toute autre. Au moment même où j'apprends que Mauresmo a enfin débuté son match, mon pare-brise reçoit ses 1ères gouttes de pluie. Damned ! Maudits anglais ! :-) Au début ça pleut gentillement et puis après c'est l'horreur :-((( Je commence à la sentir mauvaise... J'ai encore la possibilité de me dérouter mais finalement je tente le coup quand même. Englué dans les embouteillages (satanés travaux du tramway !), il est 20h00 quand je décide d'appeler Val pour savoir comment ça se présente. J'apprends alors le gros coup de vent, le matos mouillé et l'éventualité que le concert soit annulé, bref la soirée tourne au cauchemard ! :-( 20h30 : j'arrive enfin pas loin de l'avenue de France. 3h30 pour faire Rouen-Paris, un record dont je me serais bien passé ! :-( J'aperçois enfin la scène. A quelques mètres de la scène des gens font la queue devant une petite table. Incroyable y'a une liste d'invitations ! Je me fends de présenter mon invitation imprimée : "Oui, oui, allez y, c'est par là" me répond-t-on. Sur les quelques mètres qui me séparent de la scène, je croise Sinclair (c'est pas la 1ère fois, c'est un habitué des concerts de Prince et vous le verrez rarement parmi les places VIP, il aime se fondre dans le public "normal") mais je ne sais pas s'il est resté pour le concert. Y'a finalement assez peu de monde pour le concert mais je ne suis pas surpris : la pluie tombée quelques heures avant a dû en freiner + d'un au dernier moment. C'est vraiment dommage surtout qu'il avait fait si beau les jours précédents. Apparemment le concert semble ne pas être annulé puisque sur scène Louis se débat avec des balances "à l'arrache" : pas simple ces conditions météos ! :-( Louis dit que ça "buzze", qu'il va falloir jouer fort. Vers 20h45 il attaque un peu à la surprise générale un "It's only rock'n'roll" revigorant. Le public est surpris. Le concert est commencé ou pas ? En fait c'est une chanson "test" pour voir (enfin surtout pour écouter !) ce que ça donne. A défaut d'être vraiment concluant, ce test se termine par cette phrase ironique de Louis : "Bon, je crois qu'on fera pas mieux ce soir de toutes façons, alors on va y aller" :-) Et là le concert débute réellement et tel qu'habituellement à savoir "Rêves", "Oubliez moi" et "2000 nuits". C'est vrai que le son est fort. Légèrement excentré, j'ai l'oreille droite "décalquée" et je regrette de ne pas avoir apporté des bouchons comme le couple d'amoureux juste devant moi. "Cendrillon" part mal et Louis préfère stopper la chanson. Je crois qu'il s'est plaint que son retour voix était trop fort. Louis sollicite le public pour redémarrer la chanson. Sur son visage on peut lire que ça ne va toujours pas, il adresse des regards à Cyril : "on va + vite" lui dit-il. On sent qu'il a envie d'en finir avec ce titre. D'ailleurs il semble avoir tirer une croix ce soir sur la version "extended" mais finalement il se ravisera. Petit à petit, s'accommodant des conditions du jour, Louis se détend. Il se détend même tellement, qu'entre 2 titres après une gorgée de coca, il nous lache un rot dans le micro ! Ben alors Louis, tu veux concurrencer Jean-Claude Vandamme ! :-) Et le bougre, il accuse Cyril en + ! :-) Même dans des conditions extrèmes, Louis est toujours capable de nous pondre une version transcendée de "Vas y guitare" : impressionnant ! Par contre je ne suis vraiment pas convaincu par ce nouvel arrangement de "Audimat". Sur ce coup-là je vais être un peu sévère mais pour moi cette chanson est devenue tout simplement informe :-( Si on en doutait encore, Louis confirme ce soir sur scène que "Les frôleuses" sera le prochain single et qu'il espère qu'on l'entendra partout cet été. Il nous fait alors son petit gag "Optic 2000" ! :-) Alors qu'il commence à pleuvoir de nouveau, Louis en profite pour nous faire "Sous la pluie". J'ai vraiment apprécié la déviation finale vers "Hey Jude"; ça le fait vraiment bien avec cette chanson, finalement même beaucoup mieux que sur "Sympathy for the devil" : ça se marie bien ensemble quoi ! :-) D'ailleurs encore beaucoup de reprises ce soir. En fait les mêmes qu'à Clamart excepté le Hendrix remplacé par un Dylan (Just like a woman) bien plus convaincant. Les reprises de Téléphone comme à l'accoutumée avec en + le retour d'un "66 heures" des + réjouissants ! :-) Mais perso, j'ai hâte de voir le retour de Bijaya pour qu'on puisse récupérer "Longtemps" dans la set lit : c'est quand même la chanson qui donne le titre à l'album ! Après un départ forcément un peu décousu compte tenu des conditions (beaucoup de regards échangés entre Louis et Cyril, quelques "blancs" dans les départs des chansons, une set list qui se construit au gré du concert), le concert s'est progressivement installé et au final on peut même dire que ça s'est plutôt bien passé alors que c'est le genre de conditions qui peut rapidement virer au cauchemard. Rien de comparable avec Clamart bien sûr (surtout au niveau de l'ambiance) mais assurément une chouette prestation compte tenu des circonstances. Bravo donc à tous les acteurs de cette soirée qui ont pu faire que ce concert ait pu avoir lieu et que le public en reparte heureux. Gilles
(Photo : Ingrid) De : Pr Fox "mieux vaut tard que jamais", pas vrai ? (je profite d'une connexion estivale pour faire un flash-back : il y a 8 jours...) " les beaux moments de notre vie sont parfois plus beaux quand ils
ont les couleurs de l'adversité" Eric B (instigateur de l'événement) Le décor : massif, et fragile, en même temps. (Les arbres sont en cage). Le renard s'est avancé, contre le vent selon son habitude, aux aguets sous les tours de la BNF ... Il rôde, les oreilles dressées et la truffe curieuse. Il s'est imprégné des vibrations de chacun, il a jaugé l'ambiance générale ... Au départ, au vu de la foule clairsemée et au senti petit vent frais, il s'est demandé comment le trio (quatuor avec renfort) allait pouvoir vaincre la sidération commise par le violent orage et la pluie drue survenus dans les 2h précédentes ? (un comble après une semaine de canicule). Il était presque sceptique sur le devenir de la transcendance requise en pareilles circonstances .... Comme le concert démarre en retard (20h c'est tôt), il cherche son angle de vue et d'écoute (ça y est : je parle à la 3eme personne : mégalomanie, schizophrénie, ou syndrome de Stendhal ?) ;) Tandis qu'Hervé tambourinait sa persuasion, Louis joue un peu de basse avec flegme on stage. Effervescence à la console. Pour la petite histoire, c'est dans ce périmètre que j'ai vu le manuscrit de Jefferson, lors d'une magnifique expo sur l'Utopie, dans une cabine en verre qui ne s'allumait que quand on l'approchait (afin de protéger l'encre de ce texte inspiré de la Déclaration des Droits de l'Homme pour la Constitution américaine). "ça l'fait !" comme on dit (surtout avec le voisinage du robot sorti du film de Fritz Lang (Metropolis), bienveillant dans la pénombre). La pluie épargnera la petite foule d'inconditionnels et de badauds (pas de moyenne gamme, vu le contexte hostile), tandis que la nuit tombe sur le 13 arrondissement qui avait décidé de s'encanailler rock ce dernier jour de juin. Les quelques marches en bois perpendiculaires à la scène, côté bibliothèque, sont essorées par les fonds de pantalons, vite archi-sèches (on s'avisera ensuite qu'à 1m de là, les grilles au sol laissaient échapper de l'air chaud : ce qui est tout de même au poil pour sécher les frileux ! ;) ) Cyril suggère "R.V. là-haut" (car il y fait [plus] chaud) ... Le concert gratuit est bon enfant, l'espace vacant derrière le noyau dur du public est, depuis un bon moment investi par une ribambelle de gamin(e)s qui profitent de l'atmosphère électrique et qui semblent les seuls à s'éclater vraiment, (mais alors : vraiment !). Les pensées sont plutôt centrées sur l'existence de manches longues et de parapluies ... Feeling maussade, mais guitares hargneuses (cf. version de "je joue" & "audimat" sur le fil du rasoir) et rythmiques bien rondes. Les vocaux constants (3 +gnacs, à l'occasion) sont garants de la densité (on ne voit pas le temps passer). "Cendrillon" : version courte ET longue enchaînées (avec acoustique reverbérée par l'architecture voisine) . Et puis, subrepticement il tombe des gouttes, alors le groupe montre
sa présence d'esprit en sortant opportunément son titre
prévu pour la circonstance ("sous la pluie", qui n'est
pas un constat opportuniste, comme on le verra, mais une somptueuse incantation)
. Avantage : ça temporise la crainte commune et amplifie l'empathie
ambiante notablement : on reste en phase (et puis Dieu merci, c'est pas
bien méchant comme intempérie ...) Alors arrive "Won't
Get Fooled Again". Un cri fusionnel, dès l'intro, surexposée
de lumière blanche saturée. Constat : ça bascule méchamment rock'n'roll (vous connaissez la play-list). Les forces de sécurité et de secours, se sont montrées conciliantes et discrètes (malgré l'heure tardive). Mais je reste convaincu que le medley serait mieux placé en greffant Hey Jude après Sous la Pluie, plutôt qu'au bout de Sympathy ... Et puis l'audience se disperse, enchantée ... (sauf qqs anglais qui sont partis dès le 1er morceau, s'attendant à des lyrics moins convenues (que "it's only r'n'r"), du local, genre Piaf sans doute ...) Sur le retour "I'm singing in the rain" chante ma copine (qui a l'air d'une eskimo sortie de son igloo, capuche à l'appui : elle est prévoyante). Mon lumbagoo technique des 3 jours passés (causé par une config récalcitrante, et une caisse de câbles piégée) a totalement disparu. (Le fox a l'poil dur.) Une fois de plus : la foi justifie les moyens (conséquents, en l'occurrence, mais pas pour rien, grâce à l'esprit des personnes rassemblées |-| même si c'était pas gagné). Quand on peut, on veut ! @+
Les photos de Christine M. (1 page - 4 photos) Les photos d'Ingrid (2 pages - 10 photos) Les photos de Bluesyman (2 pages - 10 photos) Les photos de Frédéric M. (2 pages - 10 photos) Les photos de Gilles G. (2 pages - 9 photos) Les photos de Lolo (1 page - 5 photos)
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