Louis Bertignac :
« le succès n'a jamais été un vrai souci
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Son dernier disque suit le chemin initié par le triomphe de l'album
de Carla Bruni
» Ça fait longtemps que vous n'avez pas fait de tournée,
ça vous manquait?
« Oh oui ! Cela dit, j'avais fait quelques concerts avec Carla Bruni,
c'était feutré et acoustique. Mais enfin ce n'était
pas pareil, ce n'est pas comme avoir tout sur les épaules »
» Quelle configuration avez-vous choisi pour cette fois?
« Je vais jouer en trio, avec une rythmique basse-batterie. J'ai
expérimenté cette formule quand je faisais des concerts
de reprises, en Inde ou au Népal. Et ça m'avait beaucoup
plu. Je n'avais jamais osé le faire avec mes propres chansons,
mais comme je m'amusais vraiment avec celles des autres, je me suis lancé.
Quand je fais ces concerts « fun », je joue mes chansons préférées
au monde, le répertoire du siècle. Là, je vais tenter
le coup avec les miennes »
» Vous avez un bon souvenir de votre dernier concert à Lyon?
« C'est un grand souvenir. Ce n'est pas vraiment le concert, c'est
surtout le fait qu'on était le 12 juillet 1998. On n'est pas champion
du monde de foot tous les jours »
» L'album s'appelle «Longtemps», on comprend pourquoi
« Le titre est venu en fin de parcours. Quand on s'est attelé
à la pochette, il a fallu un titre. J'ai choisi parmi les chansons
le titre qui symbolisait le mieux l'aventure de cette histoire »
» Tout l'album a été enregistré chez vous?
« Oui, à part quelques instruments népalais. J'avais
déjà fait ceux de Corine et Carla ici. C'est tellement confortable
de travailler quand on veut comme on veut. Et puis je l'ai produit seul
aussi. Ce qui fait qu'il me ressemble beaucoup ».
» Le succès de Carla Bruni vous a redonné confiance,
ou vous ne l'aviez jamais perdue?
« La confiance ne m'a jamais quitté. Ce que j'ai apprécié,
c'est la confiance commerciale. Et encore, ce n'a jamais été
vraiment l'un de mes grands soucis ».
» Inversement, le disque de Corine n'a pas eu beaucoup de chance
« Oui, elle n'a pas été très aidée par
sa maison de disques, il y a eu beaucoup de problèmes.
Mais le manque de succès de certains projets ne m'a jamais amené
à penser que je devrais changer de métier »
Propos recueillis par Thierry Meissirel
> Ce soir à 20 heures au Ninkasi
> Telle est sa vie
Il a failli être médecin, après un bac scientifique
et une carrière de lycéen brillant. Mais la passion pour
le rock l'a rattrapé après la découverte du «
Beggars Banquet » des Stones. Louis Bertignac est donc devenu guitar
hero
C'est tout d'abord avec Valérie Lagrange, puis avec Jacques Higelin
que le jeune guitariste découvre les joies de la scène.
Puis au milieu des années soixante-dix, il rencontre Corine Marienneau
dans « Shakin Street », puis l'époustouflant Richard
Kolinka et son « soul brother » Jean-Louis Aubert. Le tout
formera le quatuor Téléphone, l'un des rares groupes français
à faire jeu égal avec les stars de la variété
au niveau des ventes de disques.
Bertignac mène depuis près de vingt ans une carrière
solo tantôt intimiste tantôt très médiatique,
entre son « partnership » millionnaire avec Carla Bruni et
quelques disques réservés aux fans
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